Après Paris 2024, le breaking français ne lâche pas l’affaire

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Ses athlètes ayant bien dansé durant l’été olympique, le breaking français se trouve-t-il dépourvu quand l’automne survient ? L’écho de la médaille d’argent de Dany Dann, un des quatre sélectionnés tricolores, résonne encore après le podium historique de la place de la Concorde, le 10 août.

Depuis, chaque discipline s’essaye au bilan sportif et médiatique de son exposition estivale. Pour le breaking, l’exercice est spécial. La discipline est apparue au mois d’août en sachant déjà que sa présence ne serait pas reconduite dans quatre ans à Los Angeles, aux États-Unis, le pays qui l’a vu naître dans les années 1970. Étonnant.

Dany Dann, 36 ans, qui se définit comme « arthlète, mi-artiste et mi-athlète », a savouré sa médaille sans s’épancher sur la suite. Le breaking a été chassé par la décision des organisateurs californiens d’opter pour le retour du baseball et l’arrivée du cricket, sports à forte rentabilité commerciale. Business d’abord…

L’éviction olympique, vécue comme une injustice

La Fédération française de danse (FFD), qui abrite le breaking, avait réussi en six ans seulement à doter la discipline d’un statut de haut niveau. L’éviction olympique, vécue comme une injustice dans toute la communauté internationale du breaking, ne stoppera pas l’élan, dit-on à la FFD. « Cette médaille d’argent vient récompenser tous les efforts consentis depuis 2018 par la fédération pour créer des filières de sélection, le haut niveau, convertir un public relativement réticent à tout ce qui est organisation », explique Charles Ferreira, son président.

Cette formation accélérée a vu arriver en 2019 un directeur technique national, Gilbert Avanzini, venu de l’haltérophilie, pour coordonner le travail. La création du pôle France à l’Insep Paris a suivi, puis le parcours des sélections et, finalement, les battles et le podium de la place de la Concorde. Une aventure pas toujours simple.

Aujourd’hui, sans la perspective des JO 2028, tout le travail de développement ne peut être remis en cause, mais le futur du pôle France à l’Insep n’est pas assuré et la dotation du ministère va baisser. Le breaking va-t-il pâtir financièrement de son éviction ? « Bien sûr, on l’a déjà entendu, témoigne Charles Ferreira, mais on va se battre pour que ça baisse le moins possible. Avec le fait que la discipline devienne olympique, on a eu des moyens considérables pour bâtir une filière de haut niveau. On partait de zéro, il faut le répéter. »

Par ailleurs, la médiatisation olympique a-t-elle attiré de nouveaux pratiquants vers une discipline qui a grandi en marge de tout cadre institutionnel ? « On fera un point fin octobre, avance le président de la FFD. On avait une politique de développement de la discipline bien avant les JO, avec les scolaires, les comités départementaux et régionaux, et un travail avec l’ANS (Agence nationale du sport – NDLR) sur le projet « Breaking 2032 ».

Ce n’était pas juste « un coup » de préparer les Jeux. J’aime bien construire, développer, même si on a dû mettre le focus sur le breaking en l’expliquant aux autres disciplines de notre fédération ». Une cohabitation qui n’a pas été simple au début. L’irruption de la culture breaking a bouleversé les codes.

« Le Comité d’organisation de Paris 2024 avait pris un risque en inscrivant le breaking aux JO. Ce risque était que le mouvement breaking s’y oppose. Nous, fédération, étions censés amener tout ce monde-là dans l’institution sans faire de vagues, pour fédérer le mouvement. » La médaille d’argent oblige à porter un héritage.

Jeux Olympiques de la jeunesse (JOJ) à Dakar, en 2026,

« La fédération internationale va s’employer à notre retour aux Jeux en 2032 à Brisbane. » Sans certitude. « En France, on poursuit l’investissement », développe Charles Ferreira. Si, parmi les plus de 100 000 licenciés – un record –, le breaking s’installe encore doucement dans les 2 030 structures associées à la FFD, la mise en place de la saison qui s’entame témoigne la volonté fédérale.

« Nous disposons de tout un programme de Coupes de France et un championnat de France. Nos jeunes sont dès cet automne en Chine dans des compétitions, les Mondiaux adultes auront lieu à Taïwan en décembre. Et nous préparons les jeux Olympiques de la jeunesse (JOJ) à Dakar, en 2026, comme les Jeux mondiaux la même année. » Pas de démotivation.

Les JOJ à Buenos Aires, en 2018, avaient porté avec succès le breaking, comme l’escalade, le skateboard ou le basket 3×3. Autant de rendez-vous pour une culture urbaine et jeune, peu coûteuse en équipement. « Culture et sport, c’est aussi l’ADN du mouvement olympique à ses débuts, reprend le dirigeant, exactement ce qu’incarne notre discipline. »

L’argent de Danny Dann est un trésor à faire fructifier. « J’espère, à travers la réussite du breaking, montrer la force de notre fédération. » Sur 110 fédérations au sein du CNOSF, celle de danse figure dans le premier tiers en nombre de licenciés. « Mais si on compare avec d’autres en termes de moyens alloués… C’est ça aussi de faire vivre l’héritage des Jeux », assène le président de la FFD. Pour ne pas oublier l’été olympique.

Avant de partir, une dernière chose…

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