Mel Charlot, nouvelle juge de « Danse avec les stars » : « Mon style, c’est le hip-hop

, Mel Charlot, nouvelle juge de « Danse avec les stars » : « Mon style, c’est le hip-hop

Le public français ne la connait pas encore, mais ce n’est qu’une question de jour. Elle s’étonne d’ailleurs quand on la prévient de sa nouvelle notoriété à venir… « Ah bon, on va vraiment me reconnaître dans la rue ? »

Vendredi 16 février, Mel Charlot prendra place à la table des juges de « Danse avec les stars » pour le lancement de la saison 13 sur TF1. Aux côtés des bien connus Chris Marques, Fauve Hautot (grande championne avec quatre victoires) et Jean-Marc Généreux, la nouvelle juge apportera un tout nouveau point de vue, influencé par son expérience outre-Atlantique dans le hip-hop. Rencontre avec une danseuse et chorégraphe tout en sensibilité et générosité.

Quand avez-vous commencé la danse ?
Mel Charlot. Je dis toujours que je dansais déjà en portant des couches. Ma mère était une danseuse professionnelle en Haïti, elle faisait de la danse folklorique. Lorsque mes parents sont arrivés à Montréal, j’ai grandi en les voyant danser, notamment de la danse de salon. Ça a toujours dansé chez moi. A l’école, j’ai un jour participé à un « talent show » organisé par l’un de mes professeurs en faisant une chorégraphie sur la chanson de Will Smith dans le film « Men in Black », et j’ai adoré.

Puis à 13 ans, ma cousine a fait remarquer à mon père que j’étais toujours en train de chorégraphier quelque chose et qu’il fallait que je prenne des cours de danse. Donc je suis entrée dans une école, on a fait des spectacles un peu partout, des compétitions à l’international où on représentait le Canada et je gagnais tout le temps des médailles d’or.

La danseuse et chorégraphe Mel Charlot lors d'une soirée à New York en 2014.

La danseuse et chorégraphe Mel Charlot lors d’une soirée à New York en 2014. JM11/WENN.COM/SIPA / © JM11/WENN.COM/SIPA

Je voulais plus parce que je regardais des émissions comme « So You Think You Can Dance » [un concours de danse pour professionnels diffusé à la télévision américaine dès 2005, NDLR], qu’on n’avait pas au Canada. Ma mère m’a poussée à partir aux Etats-Unis, où j’ai passé une audition pour rejoindre une agence spécialisée. L’année d’après, j’ai tout quitté à Montréal et je suis partie vivre à Los Angeles, puis à New York.

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Quel est votre style de danse de prédilection ?
J’ai toujours été entourée d’autres styles. Plus jeune, quand j’étais à l’école de danse, j’avais des cours de ballet, de jazz… Mais le hip-hop est vraiment mon style de danse.

Et quels sont vos artistes référents en la matière ?
Parce qu’il vient de faire la mi-temps du Super Bowl, je dirais Usher ! Ça m’a rappelé les chansons avec lesquelles j’ai grandi.

Missy Elliott, Usher et Ciara, les références

Est-ce que vous avez déjà été inspirée, voire même marquée, par une chorégraphie ou un numéro en particulier ?
Difficile de n’en citer qu’un. En termes de clips, je dirais Missy Elliott parce qu’elle a toujours repoussé les limites du genre, elle a toujours été en dehors de la norme et ça m’a inspirée dès mon plus jeune âge. En termes de performance live, je dirais encore Usher, mais aussi Ciara, toute la Bad Boy Family…

On vous présente généralement en énumérant les artistes prestigieux avec lesquels vous avez déjà collaboré. Vous pouvez nous en dire plus ?
Dans mon parcours, j’ai toujours voulu danser mais mon cœur était vraiment dans la chorégraphie, dans la direction artistique. Donc j’ai assisté de grands chorégraphes à Los Angeles, et j’ai ainsi pu faire différentes émissions de télévision, notamment « Lip Sync Battle » avec Serena Williams, j’ai aussi travaillé avec Omarion, Mariah Carey, j’ai pu danser avec Beyoncé lorsque j’étais enceinte… Tout ça est incroyable, mais ce n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est l’expérience que j’ai pu avoir sur chaque plateau, avec une grande star ou non.

En plus de toutes ces expériences positives, est-ce que certaines, plus éprouvantes, ont aussi marqué votre parcours ?
Il y a quatre ans, après avoir accouché avec une césarienne d’urgence. Je venais d’avoir mon enfant et c’est le moment où je dansais le plus, même si j’avais officiellement dit que je ne voulais que chorégraphier. Mais je recevais plein de contrats en tant que danseuse, au moment même où mon corps avait changé, ma santé avait changé, puisque je venais d’apprendre que j’avais le syndrome des ovaires polykystiques… J’ai changé en tant que femme, et forcément en tant qu’artiste.

Quand et comment avez-vous été approchée pour rejoindre « Danse avec les stars » ?
En novembre dernier, j’ai reçu un mail qui me demandait si je serais intéressée. J’ai fait une autre émission à Montréal qui s’appelle « Révolution », où j’étais juge avec Jean-Marc Généreux. J’imagine que la production de DALS m’a vue là et m’a invitée à venir. J’ai dit : « Absolument ! » Puis tout est arrivé très vite.

Et pourquoi avez accepté ?
Parce que j’aime beaucoup ma position en tant que juge, pas vraiment pour juger, mais pour apporter des conseils et aider les gens devant moi en partageant un peu de mon expérience. C’est comme un rôle de mentor et j’ai toujours fait ça dans ma vie.

Avec une carrière comme la vôtre, vous êtes-vous déjà posé la question de la légitimité, en acceptant un rôle de juge ?
Oui, je ne vais pas mentir. J’ai le syndrome de l’imposteur, comme beaucoup d’autres artistes, j’en parlais justement à ma thérapeute il y a quelques jours ! Mais je me dis que j’ai beaucoup travaillé pour en arriver là donc je ne me pose pas la question très longtemps.

Un nouveau jury de DALS déjà soudé

Avant même de rejoindre DALS, vous connaissiez donc Jean-Marc Généreux d’une autre émission. Est-ce que vous aviez déjà rencontré les deux autres juges, Chris Marques et Fauve Hautot ?
Non, je ne les connaissais que de nom. Je suis super contente de les connaître, on s’amuse tellement, c’est fou ! J’ai l’impression que ça fait des années qu’on se connaît. Dès qu’on s’est rencontrés, on a commencé à parler, pas seulement de la danse, mais des choses de la vie. C’est une connexion vraiment humaine.

Le jury de

Le jury de « Danse avec les stars », saison 13, Jean-Marc Généreux, Fauve Hautot, Mel Charlot et Chris Marques, lors de la conférence de presse chez TF1 à Boulogne-Billancourt, le 25 janvier 2024. JM HAEDRICH/SIPA / © JM HAEDRICH/SIPA

Donc aucun débat en matière de danse, vous qui venez d’enregistrer le premier prime qui sera diffusé le 16 février ?
Non ! En tant qu’artistes, on n’est pas toujours d’accord, mais je pense que tant qu’il y a du respect pour l’avis de l’autre, on peut s’exprimer.

Quel genre de juge êtes-vous ?
J’ai toujours un grand sourire parce que j’aime être là et j’aime ce qu’on fait. C’est une célébration de la danse qu’on n’a pas toujours l’opportunité de voir à la télé. Donc je ne prends rien pour acquis. Je m’amuse, je ris, mais je partage beaucoup de mon cœur, de mes émotions et de ce que j’ai vraiment ressenti dans le moment. Il y a des moments plus techniques mais si quelqu’un en parle déjà, je n’ai pas besoin de revenir dessus. Je préfère chercher un bon conseil à donner au candidat.

En parlant de candidat, est-ce que vous connaissiez déjà certaines des stars au casting ?
Seulement deux, Black M et Cristina Cordula. Mais pas plus que ça, et j’adore. J’ai l’impression de découvrir tout le monde en même temps. Je pense qu’il y a un bon niveau et que la saison va être super divertissante.

Votre petit garçon Matéo, qui vit à Montréal et apparaît souvent sur vos réseaux sociaux, va-t-il vous rejoindre en France le temps de l’émission ?
Il arrive dans une semaine ! J’ai commencé à lister les endroits où je veux l’emmener, à faire un itinéraire. Mais partir et le laisser là-bas a été difficile. J’ai vu ma mère le faire, elle aussi voyageait pour son travail, et beaucoup de femmes le font.

Il y a encore du monde pour juger, des critiques par-ci par-là, mais en fin de compte, j’ai tout un village pour s’occuper de lui. J’ai un mari et des beaux-parents incroyables, il y a mon frère, mes tantes… Il n’est pas tout seul et ça me permet de continuer à vivre mon rêve, tout en lui montrant qu’il pourra en faire de même.

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